Sécurité/Insécurité

Les gangs terrorisent la population, Ariel Henry et alliés se montrent insensibles

La population haïtienne fait face à une situation d’insécurité sans précédent. À longueur de journée, les gangs tuent, violent, kidnappent, volent, sans aucune crainte. Alors que le premier ministre de facto Ariel Henry et ses alliés se montrent insensibles face aux nombreux appels de détresse d’un peuple meurtri, délaissé, en dépit des privilèges qu’ils jouissent au nom de celui-ci

Depuis presque pratiquement deux ans, Haïti vit l’un des pires moments de son histoire. La majorité des quartiers sont assiégés par des gangs qui terrorisent la population. Depuis un certains temps, des villes de province font face à la même situation.

Des cas de kidnapping spéctaculaires sont enregistrés au niveau de la Capitale haïtienne, des assassinats en série, sans compter des détournements des camions de marchandises au centre-ville de Port-au-Prince, à l’entrée Sud et Nord de la Capitale sans compter la route internationale reliant Haïti et la République dominicaine à hauteur de Croix-des-Bouquets.

Les quartiers se trouvant dans les hauteurs de Pétion-Ville sont pratiquement contrôlés par des gangs. Dans leurs actions, ces derniers ont assassiné des paisibles citoyens dont certains sont brûlés vifs, des maisons et des véhicules sont incendiés et nombreux habitants sont contraints d’abandonner leur domicile vers des destinations inconnues.

Cette situation se répète dans plusieurs quartiers de la Capitale comme Bel-Air, Torcel, Pernier, Solino, Croix-des-Bouquets, Martissant, Canaan, entre autres. Si la police a déjoué des cas de kidnapping dans la Capitale ces derniers jours la situation est de plus en plus délétère. Dimanche dernier, près d’une dizaine de personnes dont une policière ont été kidnappées au niveau de l’Avenue N.

Au cours des deux dernières semaines, au moins deux banques commerciales se trouvant au centre-ville de Port-au-Prince ont dû fermer leurs portes pour cause d’insécurité. Cela prouve que la situation dépasse les autorités qui prouvent une fois de plus leur incapacité à enrayer la crise. Dans un article publié la semaine écoulée par le journal américain Miami Herald, les gangs utilisent des drones pour localiser leurs victimes. Cela prouve une fois de plus que les bandits sont mieux équipés que les forces de l’ordre, commente le journal.

Il faut souligner qu’en dépit de cette situation, les principaux alliés du premier ministre de facto Ariel Henry ne jurent que par la réalisation des élections générales à travers le pays. Une démarche qui est critiquée par la population qui dit attendre la création d’un « Task Force » entre l’armée et la police par le gouvernement d’autant qu’Ariel Henry l’a annoncé lors de sa visite au quartier général des Forces Armées d’Haïti (FADH) la semaine dernière.

INNOVA NEWS

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