James Boyard, chef de cabinet, enlevé et séquestré depuis plus d’un mois : Mario Andrésol est-il au courant ?
Le professeur James Boyard, chef de cabinet du ministre de la Défense, Mario Andrésol, a été enlevé puis séquestré par des individus armés. Plus d’un mois après ce rapt spectaculaire, le ministre de la Défense n’a fait aucune déclaration publique ni pris de dispositions visibles pour faciliter la libération de son collaborateur. Face à ce silence assourdissant, qui alimente les débats sur l’efficacité d’un ministre en qui beaucoup avaient placé leurs espoirs , une question s’impose : est-il réellement au courant ?
L’insécurité frappe désormais aux portes mêmes du ministère de la Défense. Alors que l’on s’attendait à une riposte ferme après l’enlèvement de James Boyard et de sa fille, le ministre demeure évasif, passif, voire indifférent. Cette attitude met à rude épreuve la crédibilité d’un responsable prompt aux discours, mais manquant cruellement de leadership sur le terrain.
Réouverture des routes nationales, traque du banditisme : de son passage à la Secrétairerie d’État à la Sécurité publique jusqu’à sa nomination au ministère de la Défense, Mario Andrésol a multiplié les annonces. Pourtant, ces promesses semblent n’engager que ceux qui y croient, puisque, à ce jour, le ministre peine à poser des actes concrets.
Si l’enlèvement de son propre chef de cabinet ne suffit pas à faire sortir le ministre de sa torpeur, qu’en est-il du sort des citoyens ordinaires, tués, assassinés ou contraints de fuir leur domicile chaque jour ?
Environ six mois après son arrivée à la tête du ministère de la Défense, quel bilan positif peut-on dresser de la gestion de Mario Andrésol ? Hormis quelques interventions médiatiques et des controverses relatives à la gestion de la justice militaire, les résultats sur le plan sécuritaire demeurent faméliques.
Aujourd’hui, les groupes armés opèrent tambour battant, aussi bien dans la capitale que dans les départements de province. Tous les verrous ont sauté, et le ministre se retrouve désormais nez à nez avec son échec cuisant.Seule constante : si la gestion collective de la crise sécuritaire est un naufrage, l’ancien directeur général de la PNH, à l’instar de plusieurs cadres du pouvoir en place, réussit au moins à préserver ses privilèges et sa santé financière.
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